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Le Mécanisme co-organise l'atelier du Groupe des PMA lié à l'accord sur la facilitation des échanges, ainsi que les questions relatives aux PMA

Le 12 avril 2018, trente-huit (38) délégués membres des PMA basés à Genève, ont participé à un atelier sur la mise en œuvre de l'accord sur la facilitation des échanges (AFE) à l'Hôtel de la Paix de Lausanne.  L'atelier a été initié par le groupe des PMA, mais co-organisé et coparrainé par le mécanisme lié à l’accord des facilitations des échanges de l'OMC et l'ISC (avec l'appui du DFAT). 

L'objectif de l'atelier était d'examiner l'état des ratifications et des notifications de la section II de l'AFE, puis de discuter des implications et des solutions, le cas échéant. L'atelier visait également à aider les délégués, afin qu'ils puissent mieux se préparer aux futures exigences et obligations en matière de notifications, et à mieux faire connaître la façon de trouver de l'assistance pour le renforcement des capacités.

Cette année, l'événement  a été inauguré par S.E. l'Ambassadeur Léopold Ismael Samba de la république centrafricaine, coordinateur du groupe des PMA  et S.E. l'Ambassadeur Deepak Dhital du Népal, point focal des PMA de L'AFE. Dans son discours d'ouverture, l'ambassadeur Samba a déclaré que l'objectif de l'atelier était de " voir l'intervention d'experts sur cette question et la participation active du groupe des PMA aux sessions de discussion et à un exercice de simulation sur les notifications de catégorie C ".  Il a ajouté que " cet atelier est important, pertinent et nécessaire, puisque l'accord est entré en vigueur à l'OMC l'an dernier, le 22 février 2017. Ainsi, le mécanisme des délais de notification, l'identification des besoins et des partenaires / donateurs,  avec qui nous allons collaborer pour mettre en œuvre les dispositions est essentiel". 

L'allocution de l'ambassadeur Dhital quant à lui,  portait à la fois sur les opportunités et les défis liés à l'entrée en vigueur de l'accord sur la facilitation des échanges liés aux PMA. A ce sujet, il a déclaré que le Mécanisme devrait être en mesure de tirer parti d'un véritable partenariat et d'une coordination pour une mise en œuvre efficace de l'accord cadré sur les PMA, ce qui leur permettrait de tirer parti de toutes les concessions et flexibilités prévues par l'accord. Il a ajouté que les PMA devraient bénéficier de la réduction du temps et du coût du commerce transfrontalier et améliorer l'efficacité des procédures douanières. Il a enfin souligné la nécessité de renforcer l'infrastructure liée au commerce et d'accroître la capacité de production afin de tirer profit de la mise en œuvre de l'accord.

Les ateliers ont fourni de l'information sur la ratification de l'AFE,  les flexibilités ainsi que les exigences des notifications et des ratifications ; un bref historique des négociations du point de vue des PMA; le type d'assistance et d'appui disponibles par l'intermédiaire du FASAF de l'OMC, de l'OMD, de la CNUCED,  du CIR et enfin de voir comment aborder et préparer les notifications de la Section II, qui a été renforcée par un exercice de simulation.

M. Tsotetsi Makong de TRAPCA (ancien négociateur de L'AFE pour le Lesotho et le Groupe africain), Mme. Alicia Greenidge négociatrice du groupe des PMA (également conseiller du Groupe ACP sur l'AFE en 2013 et 2014), M. Jonathan Werner du CIR, Mme Milena Budimirovic de l'OMD, M. Poul Hansen de la CNUCED et Mme Sheri Rosenow du Mécanisme de l'OMC.  Les participants ont partagé leurs expériences nationales et ont été activement engagés tout au long du projet.

L'événement a été clôturé par M. Talha Mahamat Alim du Tchad au nom de l'ambassadeur Samba de la RCA et de Mme Mina Aryal. Dans son allocution, Mme Aryal a souligné l'importance d'une mise en œuvre efficace de l'accord pour les PMA, qui est fondamentalement liée à la simplification, la normalisation, l'harmonisation et la modernisation des procédures frontalières.  Elle a également relevé que les PMA devraient renforcer la coopération, le partenariat, la responsabilité mutuelle et l'harmonisation dans la mobilisation des ressources extérieures. Ceci s'ils veulent réellement appliquer les dispositions de la catégorie C, qui devaient être fondées sur les besoins, afin de ne pas compromettre les priorités de développement.  Outre ce qui précède, elle a également souligné que, bien qu'il s'agisse de la première manifestation de ce type, le partage de l'information et des meilleures pratiques serait institutionnalisé par le biais de réunions régulières du groupe des PMA, l'accent étant mis sur l'obtention des résultats. 

Lors de l'atelier, 22 PMA avaient déjà ratifié l'accord.  Outre ceux-là, 26 PMA avaient déjà présenté leurs notifications pour la catégorie A et 19 autres PMA avaient déjà présenté leurs notifications pour les catégories B et C.